Sitting Bull

Je pars pour le Dakota du Sud. Direction Amsterdam, puis Minneapolis, ou un troisième avion m'emmènera à Rapid City, ville située aux pieds des Black Hills, en plein territoire indien. Là-bas, une voiture de location m'attend. Je vais conduire jusqu'à la petite ville de Deadwood, pour y rejoindre l'hôtel que j'ai réservé en ligne, il y a quelques mois. L'établissement s'appelle le Mineral Palace Hotel & Gaming et possède son propre casino. Alors que l'avion décolle, mon esprit continue à s'interroger, à revenir en boucle sur tous les curieux événements qui m'ont poussée à entreprendre ce voyage.»
Quand Sitting Bull apparaît mystérieusement dans sa cuisine, Claire, scénariste parisienne et mère de deux enfants, cherche à décrypter le sens de cette vision... 
Sa quête la conduit d'abord chez une chamane russe, puis auprès d'Ernie LaPointe, l'arrière-petit- fils du célèbre chef indien.

Que faire quand feu un chef et médecin de la tribu des Lakota (Sioux) vient squatter un de vos angles de vision 4 jours durant? C'est la question à laquelle Claire Barré a dû répondre, avec toute l'ouverture d'esprit, le coeur et l'intelligence qui la caractérisent.
Et alors qu'elle aurait pû être tentée de garder cela pour elle et son cercle intime, c'est avec une grande sincérité qu'elle partage les semaines qu'elle a vécues entre incrédulité, curiosité et spiritualité pour essayer de percer le mystère de cette apparition.

Nous l'accompagnons donc d'abord chez Elena Michetchkina, chamane russe à Paris, qui lui fera faire ses premiers voyages au son d'un tambour, et lui permettra de se découvrir elle-même chamane.
Puis aux Etats-Unis dans le Dakota du Sud, chez Ernie LaPointe, arrière petit-fils de Sitting Bull, qui la recevra et l'écoutera avec sourire et bienveillance, lui faisant parcourir les terres et le passé de son ancêtre. Terres/réserves sur lesquelles Claire se verra confrontée à la réalité de la vie des amérindiens, dont le génocide n'a toujours pas été reconnu, un peuple en souffrance, délaissé, rejeté, à la dérive (où le taux de suicide chez les jeunes atteint de tristes records).

Mais alors avec tout ça, me demanderez-vous (du moins j'imagine, vu que l'on me l'a déjà demandé), quelle est donc au final la raison pour laquelle Claire Barré n'a pas écrit de film sur Sitting Bull comme elle en avait l'intention/pensait avoir été missionnée? 

Et bien je vous dirai d'oublier votre côté cartésien-qui-empêche-tant et de partir dans cette quête de sens, pleine d'âme, de respect/amour des autres (et de leur culture).
Une captivante et touchante quête fraternelle et spirituelle, qui enrichit et interpelle son lecteur avec douceur, réalisme, liberté et humanité, sur l'au-delà, les esprits, les vivants et les passerelles. 

  

"Quatorze mois plus tôt, m'est arrivée une chose étrange. 
L'adjectif est sans doute un peu faible. 
Ma vie est sortie de son axe, comme une funambule qui aurait décidé de faire un pas de côté. Sans prévenir, ni envoyer de signaux annonciateurs de métamorphose, elle a quitté les rails de la raison. Me déposant au coeur d'un paysage inconnu. 
Sans boussole. 
À la merci des tempêtes et des aurores boréales."


L
'auteur(e) >> Après une formation de comédienne au Cours Simon, Claire Barré joue et écrit pour le café-théâtre et le théâtre. Un passage au Point-Virgule lui permet de se faire repérer par un producteur et de travailler pour « Les Minikeums ». Reçue au concours du Conservatoire européen d'écriture audiovisuelle, elle y suit une formation de scénariste. En sortant, elle écrit pour différentes séries télé (TF1, France 2, Arte). En plus des ateliers d'écriture scénaristique qu'elle anime au CEEA, à la Fémis et à l'université Paris X, elle a reçu, en 2014, le Prix Sopadin du meilleur scénariste, pour son scénario sur la femme d'Oscar Wilde qui a été mis en ondes pour France Culture. Elle est aussi l'auteure de quatre romans , Ceci est mon sexe (Hugo, 2014), Baudelaire, le diable et moi(2015), Phrères (2016), et Pourquoi je n'ai pas écrit de film sur Sitting-Bull (2017), tous publiés aux Éditions Robert Laffont.