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Après une rupture sentimentale, Devin Jones, 21 ans, débarque l’été 1973 à Joyland, petit parc d’attraction sur le littoral de la Caroline du Nord. Il est embauché avec d’autres étudiants pour compléter l’équipe de forains, à la fois étrange et joyeuse. Sa rencontre avec un petit garçon doué de voyance, atteint d’une maladie grave, et surtout de sa mère, va changer la vie de Devin. Obsédé par le mystère du train fantôme soi-disant hanté par le spectre d’une femme égorgée 4 ans auparavant, le jeune homme se lance dans l’enquête. Un nouveau meurtre est-il possible? Parviendra-t-il à l’éviter? 
Une chose est sûre, l’aventure le changera à jamais...

Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu de roman de Stephen King.
Et, fait plutôt amusant, j'ai lu ce roman en même temps qu'Une semaine dans la vie de Stephen King, d'Alexandra Varrin, fan de l'auteur, dont je reparlerai bientôt (il sort le 3/09).
Second fait amusant, alors que je lisais ce roman, je me suis retrouvée sur une plage face à une attraction qui m'avait alors totalement transportée dans le cadre de l'histoire (photo ci dessous).
(Et j'en ai terminé avec les anecdotes :-)).

Bon, c'est indéniable, Stephen King a ce talent de conteur qui vous prend direct dans son histoire, ici il invente son propre monde forain et en quelques mots, rend le personnage principal, Devin, plus que sympathique.
Le style fait sauter toutes les barrières et l'on est à deux doigts de s'identifier, car l'on pourrait tous, je crois, parler d'un été qui a compté plus que les autres dans notre jeunesse, un été qui a éteint quelques rêves, souligné de dures réalités, fait vivre de jolies choses aussi, bref,
 nous a grandis et façonnés. (Ce qui rappelle le thème de Stand by Me écrit par... Stephen King...).

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Joyland est un roman empli de nostalgie, de souvenirs heureux et tristes qui se mêlent à une recherche/une quête et un peu de fantastique-juste-ce-qu'il-faut.
Ce n'est pas un livre triste (enfin, si, un peu...), c'est surtout l'histoire d'un homme qui regarde en arrière, et ça en fait un livre plein d'émotions, qui parle juste de la vie telle qu'elle est, alternativement cruelle, douce, sauvage ou joyeuse. 

J'imagine que les lecteurs assidus de King ont du trouver des clins d'yeux à ses autres oeuvres (personnellement, à part le clown, Mike (...), et la vieille voiture...) ainsi que quelques unes de ses références musicales, et des messages politiques qui lui tiennent à coeur, notamment lorsqu'il tâcle les partisans de la NRA (sujet qui l'a toujours concerné, il a d'ailleurs publié un essai, "Guns", en faveur d'une réforme sur le port des armes à feu)...
Bref...

Je ne sais pas pourquoi au cours de ma lecture j'ai pensé à Big Fish, en fait si, je pense que c'est parce que Joyland m'a fait ce même effet, m'a touchée, fait sourire et embarquée dans son univers... j'ai eu envie de ce roman adapté à l'écran par un réalisateur qui saurait me faire revivre cette ambiance et mettre en images cette scène si émouvante, pleine de vie et de peine suspendue, que j'espère vous lirez aussi...

Entre nous, ça aurait pu ne pas marcher, ce livre, avec moi, mais finalement, si, et du début à la fin...
Parce que Joyland est un conte envoûtant, dans un cadre décalé, autant féérique qu'inquiétant... comme un condensé de la vie, finalement, avec ses déguisements, ses manèges, et ses maisons hantées...

"J’y retourne, au moins pour me rappeler que la vie n’est pas toujours un jeu de dupes. Des fois, il y a vraiment un prix à la clé. Et des fois, il vaut de l’or."

Les éditions Albin Michel: http://www.albin-michel.fr