la-famille-fang

Un peu bizarre cette lecture.
Elle m'a laissée perplexe. Mais pas déçue non plus.
C'est juste que je ne m'attendais pas à ça.

Aller, pour commencer, l'histoire: >>
Caleb et Camille Fang sont des artistes qui ont dédié leur vie à la performance et aux happenings. 
Annie et Buster, leurs deux enfants, ont toujours fait partie – parfois contre leur gré – de leurs œuvres. 
Pas facile de grandir avec des parents pareils. Une fois adultes, ils s’aperçoivent que le chaos de leur enfance les a rendus quelque peu inadaptés à la société. Alors qu’ils sont contraints de revenir dans la maison familiale, ils vont être confrontés au chef-d’œuvre couronnant la carrière de leurs parents, une mise en scène dépassant toutes les précédentes... Les Fang devront bientôt choisir ce qui leur importe le plus : leur art ou leur famille, au risque de voir leurs chemins se séparer à tout jamais.


Une famille loufoque comme je les aime, j'avais sauté sur les réservations de ma médiathèque.

La première moitié m'a bien plu, de l'humour, une famille atypique aux parents dérangés (qui parfois me faisait un peu penser aux Spellman de Lisa Lutz) des happenings comme j'aime en voir... pourquoi pas... 
Même si d'entrée de livre, on comprend combien cette éducation a eu des répercussions sur les enfants devenus adultes...

Au bout d'un moment je me suis dit que ça commençait à être long et qu'il faudrait qu'il se passe quelque chose...
Les personnages étant attachants, enfin les "enfants" Fang, je n'ai pas eu envie de ramener ce roman sans l'avoir terminé.
C'est à ce moment qu'il s'est passé quelque chose.
Et là, il y a de quoi sacrément réfléchir sur la famille...
Sur l'art plus important que tout? Que l'amour parental?? 
Sur le sacrifice et une sorte de folie...
Sur la résilience, même tardive.

Kevin Wilson signe un roman de bonne facture comme on dit, on voit bien qu'il donne des cours d'écriture fictionnelle à l'université , tout est bien ficelé, bien écrit, jusqu'à la fin, assez forte, dérangeante et cruelle.
J'avoue que, même si je ne l'ai pas lu à reculons, les parents Fang m'ont franchement horripilée à partir d'un moment, et mise mal à l'aise... ça n'a pas facilité la fin de ma lecture.
MAIS ce roman a le mérite de traiter d'un sujet peu courant il me semble. 
La recherche de l'exploit artistique, de la notoriété, à n'importe quel prix. Ca peut faire penser à quelques personnages médiatiques et à une société qui pousse peut être un peu trop à ce genre d'excès...

"M. et Mme Fang appelaient ça de l'art. Leurs enfants, eux, appelaient ça des bêtises"...