9782709642934

Etonnant, ce roman...
Je m'attendais à totalement autre chose en l'empruntant, mais je n'ai pas été désagréablement surprise.
En même temps ce serait mentir que de vous dire que j'ai adoré.
Je suis dans un entre deux, où je n'ai pas du tout passé un mauvais moment de lecture, mais où ce livre ne restera pas dans mes classiques.

L'histoire? >> 
Max était un crève-la-faim lorsqu’il peignait Iris. Aujourd’hui, ses tableaux s’arrachent à des prix auxquels il n’aurait jamais osé rêver. Des tableaux de singes, cyniques, réalistes, grinçants. Fini les nus, fini les portraits d’enfants. Iris, journaliste politique, a passé ces deux dernières années à oublier son histoire avec Max, à se reconstruire auprès d’Antoine, député aux dents de loup en passe d’obtenir un ministère. 
Mais confrontée un soir à cet homme qu’elle a tant aimé autrefois, qui n’a peint qu’elle pendant quatre ans, Iris se heurte à une réalité terrifiante : Max ne la reconnaît pas. Vengeance? Désespoir? Amnésie? Comment ont-ils pu devenir deux étrangers l’un pour l’autre, avec ces souvenirs qu’elle est désormais seule à partager ? 

Je n'ai pas été emportée, mais j'ai été vraiment intriguée et gagnée par l'envie de connaître la finalité de cette histoire qui se situe entre amour, conflits (dans un couple/en politique), et science fiction/anticipation...

Il y a beaucoup d'Eternal Sunshine of the Spotless Mind dans le concept, je salue l'idée, et l'audace de sortir des sentiers battus de l'histoire d'amour classique, de traiter de la mémoire, de la science qui progresse en matière de soins post traumatiques, des risques d'abus/dangers de cette avancée, la tentation que nous aurions tous et toutes d'effacer des moments douloureux... Et ce sentiment affreux de négation que nous connaîtrions en croisant un ancien amour intense ne se souvenant absolument pas de nous.

Les hommes politiques, un peu clichés, en prennent pour leur grade... 
Paris et l'Inde y sont magnifiquement bien décrits...

Y'a pas à dire, le style de Régis Descott est très bon, mais mais mais j'ai refermé ce roman avec un drôle de goût d'inachevé, trouvant que l'histoire piétinait un peu, d'autant que je ne me suis pas parvenue à m'attacher aux personnages, dont je trouvais les réactions excessives.
Le mélange des genres a finalement peut être desservi le roman.
Pour finir, je crois que je m'attendais à une fin moins ordinaire.

Ceci étant, le titre, tiré d'une chanson de Gainsbourg, est un titre que je trouve bien beau, tout comme la couv' qui a été la première à me donner envie de le lire.

"On a tous quelque chose à oublier, vous pensez-pas ?"