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Vous voulez rire tout en lisant un roman plein de sens sur des sujets essentiels et délicats?
Vous avez mis la main sur le bon livre alors...

Car Pile Entre Deux oscille entre drame et comédie, voire les mêle avec brio...

Un roman qui éveille quelques consciences tout en divertissant, c'est rare, non? 

Et pour se divertir, ça, on se divertit de manière explosive!

Lorsque j'ai lu la 4eme de couv, je me suis demandé où Arnaud le Guilcher allait m'emmener, en me parlant écologie et scandales financiers... 
Mais je suis une inconditionnelle de cet auteur, j'ai beaucoup aimé En Moins bien et Pas Mieux (qu'il vous faut lire...!), j'adore son style, que j'ai bel et bien retrouvé ici et qui m'a amarrée à ses 399 pages, boulottées en 24h...

Arnaud le Guilcher est sûrement un des rares à pouvoir m'emporter en me contant l'histoire d'une bouteille, ses premiers émois (aaaaah quelle scène), ses périgrinations, la chute de l'économie mondiale, des attentats, des traders mis à l'isolement sur une île entourée de déchets plastiques, où un albatros (et pas une mouette....) prénommé Albator, et une otarie/phoque (aaaah la scène de l'otarie...), causent aux humains...

Un joli plaidoyer contre l'arrêt des excès du monde de la finance, pour une prise de conscience écolo et l'arrêt de l'individualisme, mais sans prise de tête...

Et au milieu de tout cela, une tendresse ébouriffante, d'un homme pour une femme, pour un fils, pour un père malgré tout... le respect d'amis différents, de la folie...
Et l'entraide entre espèces...

Une bien belle histoire Humaine. Dans un style enlevé, jubilatoire (aaaah le passage sur les jeux à la con... ok j'arrête...), jamais dans l'excès, oscillant entre le "moche", le rire, le violent, l'injuste, l'espoir, et l'importance de s'écrire... et des beaux souvenirs qu'il faut chérir...

C'est piquant, délirant, touchant, euphorisant tout en traitant de sujet
 alarmants/menaçants, dans un mélange de TRADER meets LOST meets Sa Majesté des Mouches et HOME, écrit/tourné (tant c'est cinématographique, encore une fois) dans le style loufoque de Wes Anderson. 

Alors moi, je vous dis, BAN-CO, fon-cez!

"Je n'en pouvais plus. La coupe était pleine. La dernière goutte était tombée depuis mille gouttes..."

(ndlr: illustration ci dessus personnelle... oui...)