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En ce dimanche pluvieux à Paris, je me suis dit qu'il était temps de vous parler de ce petit roman-bonbon-tout-doux.

Bon, j'imagine que vous connaissez tous et toutes au moins de nom Mathias Malzieu et son groupe Dionysos. 
Ainsi que l'écrivain, avec ses précédents titres, tous dotés de couvs hyper poétiques, comme leur contenu: le sublime Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi; le très Burtonnien La mécanique du coeur; le magique Métamorphose en bord de ciel...
Et youpi, le 5 février 2014 (pile pour les 14 ans de ma fille, ce qui n'a rien à voir, mais je le dis quand même) sort au cinéma l'adaptation en animé de la Mécanique du coeur, teaser ici (sur l'excellent site de l'auteur): http://www.mathias-malzieu.fr
Voilà, Un Monstre à Paris meets Hugo Cabret meets Tim Burton, j'ai hâte et j'y serai!!!

Parce que y'a pas à dire Mathias Malzieu a un univers qui me parle toujours, beaucoup.

Là, un inventeur-dépressif rencontre une fille qui disparaît quand on l’embrasse. Alors qu’ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise d’un coup. Aidé d’un détective à la retraite et d’un perroquet hors du commun, l’inventeur se lance alors à la recherche de celle qui « fait pousser des roses dans le trou d’obus qui lui sert de cœur ». Ces deux grands brûlés de l’amour sauront-ils affronter leurs peurs pour vivre leur histoire ? 

De l'hyper-réalité de la fuite racontée par le biais d'un conte poétique.

La peur de l'autre, la peur de décevoir, dans une histoire légère et moelleuse comme une crême fouettée.
En usant de mots tendres et d'un univers imagé/un peu BD, 
Mathias Malzieu aborde tout de même des sujets tels que le manque/la votilisation de l'être aimé et la douleur qui va avec, la mort, les artifices, et les hésitations/tergiversations d'un homme face au renouveau après les dégâts de l'échec.

petits-baisers-chocolatsLes émotions retentissent de manière sensible, touchante, drôle aussi parfois, et crue de temps et temps mais toujours pudique. Mathias Malzieu nous transporte, mine de rien, dans cette écriture travaillée et qui semble si simple, loin de notre quotidien mais au coeur même de ce qui nous touche.

Et pour que l'histoire soit encore plus jolie, un chocolatier (Hugo et Victor) a créé, dans une belle boîte en Moleskine, des chocolats-au-goût-de-baiser inventés par le héro du roman. J'aimerais vraiment bien en goûter un (voire plus... :-)).

"Ses souffrances résonnaient avec les miennes et je me blottissais dans cet écho. Comme elle, je présentais un terrain miné par l’explosion amoureuse. Peut-être que si elle savait à quel point nos angoisses se rejoignaient, elle se détendrait un peu. A moins que ça la fasse fuir encore plus vite. Nous avions en commun ces matériaux inflammables, cette prédisposition à la passion, pour le meilleur et pour le pire."