La vie amoureuse de nathaniel p

L’écrivain new yorkais, Nate Piven est une star montante. Après une première vie sérieuse et rébarbative de premier de la classe, suivie dequelques années de vaches maigres, il vient de signer un contrat généreux pour un roman. De plus, il ne cesse d’être sollicité par de nouveaux magazines qui souhaitent le faire contribuer à leurs dossiers. Quant aux femmes, il est entouré des plus belles et des plus désirables: Juliet, reporter économique de haut vol; Elisa, sa somptueuse ex-petite amie; et Hannah, que « presque tous considèrent comme gentille et intelligente, ou intelligente et gentille », qui n’a pas son pareil dans les conversations entre amis. Mais lorsque l’une de ces histoires devient plus sérieuse que les autres, Nate est contraint de se demander ce qu’il souhaite réellement.

J'avais lu tellement d'avis mitigés/opposés au sujet de ce roman, que j'ai hésité à le prendre lorsque je l'ai vu dans la pile du comité de lecture de ma médiathèque. 
Et puis bon, je l'ai pris car il m'intriguait, Jay Mc Inerney et Jonathan Franzen (auteurs que j'aime beaucoup) l'ayant encensé.
Mais voilà, je vous le dis tout de go, ma lecture a été plutôt pénible...

Cette comédie sentimentale acerbe nous narre les tribulations/interrogations-sans-fin de Nate Piven, jeune auteur pétri de doutes et de peurs, séducteur, mysogyne, narcissique, lâche et prétentieux, bref: antipathique au possible. 
Alors même si je salue sincèrement l'art de la narration d'Adelle Waldman qui se met parfaitement dans la peau de son personnage masculin et décrit avec une belle maîtrise (et vécu) la ville de New York, ses jeunes habitants "privilégiés"-nombrilistes-paumés, son microcosme littéraire, les affres des auteurs ou aspirants auteurs, ainsi que les débuts et fins de diverses relations... 
Donc, même si je salue blablabla..., je ne peux décemment pas cacher que j'ai (bien trop) souvent soupiré et levé les yeux au ciel devant des discours horripilants tenus par des caricatures sur pattes, alignant clichés et jugements à l'emporte-pièce...

Je ne voudrais quand même pas paraître trop dure, car je n'ai pas trouvé que du négatif dans ce roman... je présume bien qu'il est plein de second degré et d'ironie... mais, malgré cet aspect "satirique", je n'ai définitivement pas été public, j'aurais peut-être pu, j'ai rien contre les anti-héros-fieffés-salauds, mais Nathaniel P. et ses acolytes m'ont vraiment troooop fatiguée.
Ça arrive... (et ça ne m'empêchera pas de m'intéresser de près au prochain titre d'Adelle Waldman).

"A mon avis, tu cherches à te convaincre que tes émotions sont vraiment profondes, du genre connerie existentielle qui se prend au sérieux. Pour moi, il s'agit du lieu commun le plus éculé du monde: le type qui s'intéresse à une femme jusqu'au moment où il se rend compte qu'elle lui appartient. Il veut seulement ce qu'il ne peut pas avoir. On trouve partout ces crétins superficiels qui se lamentent sur leur sort."

L'auteur(e) >> Adelle Waldman est née en 1977 à Baltimore. Elle est diplômée de la Brown University et de l’école de journalisme de Columbia University. Elle a travaillé comme reporter au New Haven Register, au Cleveland Plain Dealer, et a tenu une rubrique pour le site du Wall Street Journal. Elle a également publié des articles dans le supplément littéraire du New York Times, entre autres. Elle vit à Brooklyn avec son mari, l’écrivain Evan. La vie amoureuse de Nathaniel P. est son premier roman et a été élu meilleur roman de l'année par de nombreux magazines (notamment le New Yorker).
Son site: http://adellewaldman.com

Christian Bourgois Editeur : http://www.christianbourgois-editeur.com

Livre lu dans le cadre du comité de lecture de la médiathèque de Saint Quentin en Yvelines.