à la vie à la mort

Meilleures amies depuis l'adolescence, Rachel et Clara se sont promis qu'elles le resteraient à vie. Une dizaine d'années plus tard, elles sont toujours proches mais les liens qui les unissaient se sont distendus.
Rachel poursuit une brillante carrière à la télévision et mène une vie stable avec son compagnon; Clara, elle, peine à trouver son équilibre et se fait plus distante.
Quand Rachel doit couvrir la disparition d'une jeune femme, elle découvre avec stupeur qu'il s'agit de Clara. La journaliste se lance à sa recherche, au risque d'exhumer les secrets du passé.

Etonnant, ce page turner...
C'est un vrai thriller psychologique comme je les aime, qui nous balade d'une piste/névrose à l'autre sans que l'on puisse le lâcher...
Mais... ok, peut-être que la comparaison en bandeau (qui ne figure pas sur ma photo) avec Les Apparences, de Gillian Flynn (que j'avais beaucoup aimé (et qui a reçu le prix du Polar ELLE l'année où j'étais jurée)) m'a un peu déstabilisée.
Attention, je ne dirais pas que la comparaison est inadéquate car il y a beaucoup d'éléments en commun mais du coup je m'attendais sûrement à un peu plus.
Ceci étant, je me répète mais je n'ai réellement pas pu le lâcher, et l'ai dévoré en un week end... (Bon, donc: zappez le bandeau, comme sur ma photo :-))

A la vie à la mort raconte donc l'histoire de deux amies d'enfance qui se sont un peu perdues de vue mais restent fortement, mais inégalement, liées.
L'une disparaît. L'autre, journaliste, quand elle se rend compte de qui il est question, décide de mener l'enquête, pour petit à petit se retrouver dans un engrenage fait de vengeance et de manipulations...
Je ne peux/veux pas vous en dire beaucoup plus, ne souhaitant rien dévoiler de l'intrigue et de son dénouement, évidemment, mon billet sera donc court (qui a dit "pour une fois?").
Je dirais juste que l'intrigue (ancrée dans une Angleterre, et un contexte social, assez austères/réalistes) est bien amenée et bien menée.
Et même si parfois l'on tique sur certains points, nous restons tenus en haleine jusqu'au dénouement car 
Colette McBeth parvient à entretenir un sentiment de malaise et de distance permanent, et fait, jusqu'au bout, osciller les certitudes du lecteur entre victime et coupable...

En conclusion, un premier roman plutôt convaincant, qui ne démérite pas avec son lot de tension, de personnages tordu(e)s et de révélations; et qui marque l'arrivée, selon moi, d'une auteur(e) vraiment pleine de promesse sur la scène du thriller psychologique.

"J'avais l'impression d'être entraînée dans un univers parallèle, de cauchemar, où des actions innocentes sont déformées pour devenir sinistres et où les mots se chargent d'un sens et d'une lourdeur qu'ils n'auraient jamais dû avoir (...) La vérité n'est pas absolue, elle est subjective. Toutes nos vérités sont différentes."

L'auteur(e) >> Colette McBeth travaille depuis dix ans comme correspondante pour la BBC. À la vie, à la mort est son premier roman, paru chez Les Escales.