Les_dunes_sauvages

Rien ne va plus. Divorce, métier éreintant, fuite en avant, alcool et somnifères inopérants: Sébastien n'a pas le choix, il doit prendre des vacances. En urgence.
Ses finances exsangues le contraignent à atterrir au camp Robinson, dans le bungalow de son ex-femme, qu'il n'a jamais pris le temps de visiter. Sur place, le quarantenaire en crise, roi de l'hyper-contrôle et maniaque des apparences découvre, atterré, son pire cauchemar : un camp naturiste et ses occupants à la spiritualité à des années-lumière de la sienne.
Le corps et le coeur à nu, Sébastien doit composer avec ses étranges congénères. Au milieu des dunes, face à l'infini de l'océan, il se débat avec ses préjugés, ses fantômes et ses doutes, pour échapper au marasme existentiel qui le dévore.


Ayant besoin d'un repos urgent, en pleine crise après une difficile séparation, un boulot dans la pub qui ne le satisfait plus, et quelques inquiétudes au niveau santé, Sébastien arrive malgré lui dans un camp naturiste... 

Rejetant le concept, il reste au début enfermé dans le bungalow (sans électricité ni réseau...) acheté par son ex femme où il n'avait, jusque là, jamais mis les pieds, et n'en connaissais donc pas la particularité.
Dans ce lieu tellement éloigné de ce qu'il est, ou pense être, il va 
se remettre en cause, réaliser ses erreurs, gérer sa peine, sa solitude et sa jalousie.
Il va se mettre à nu (oui, je sais, facile), au sens propre comme au sens figuré, apaiser sa colère, affronter ses préjugés, et se reconnecter petit à petit avec lui-même, les autres et la nature...

Les dunes sauvages est un roman plein de liberté et de vie sur ces entre-deux que l'on peut vivre parfois, le séjour initiatique d'un homme qui s'était perdu en cours de route mais s'offre le temps de se redécouvrir.
Et même si le style semble léger et simple, le propos a sa véritable part de profondeur et de philosophie, car Marie Do aborde avec
 lucidité les hauts et bas d'une vie de couple, 
la paternité, la séparation, le vide professionnel, le rejet de l'autre par pure méconnaissance... tout cela dans un contexte qui fait subtilement réfléchir à notre rapport à la nudité, au corps, au vieillissement.
Un roman doux et bienveillant sur la réconciliation avec soi-même et le lâcher prise.

"Cessons de faire du corps un drame."

L'auteur(e) > Danseuse, Marie Dô a travaillé aux Ballets Jazz de Montréal et au célèbre Alvin Ailey AmericanTheater (New York). Elle a aussi été comédienne au théâtre et au cinéma (Les Nuits Fauves, LaVieille qui marchait sur la mer, Petits Désordres Amoureux). Elle a publié son premier roman, Fais danser la poussière, chez Plon, en 2005. Elle vit à Fontenay-sous-Bois.

Les éditions Plon : http://www.plon.fr/